Colloque 2018 Les travaux sylvicoles : leur efficacité et leur avenir


Paul Lanoie, Ph.D., Commissaire au développement durable

 Audit de performance sur les travaux sylvicoles

lanoiePendant plus de 27 ans, M. Lanoie a été professeur à HEC Montréal; il y a occupé des postes de gestion pendant la majeure partie de sa carrière. Il a notamment été directeur de la revue L’Actualité économique et directeur des affaires professorales, ce qui lui a permis de faire partie des hautes instances de l’établissement, soit le comité de direction et le conseil pédagogique. De plus, il a participé à de très nombreuses activités d’enseignement, de recherche et de rayonnement axées sur le développement durable. Ses qualités de leader l’ont ainsi amené à participer à l’élaboration du premier diplôme en développement durable de HEC Montréal, à la fondation de la Direction du développement durable de cet établissement et à la création de l’Institut de l’environnement, du développement durable et de l’économie circulaire (EDDEC). Il a également contribué à la formation de la Commission de l’écofiscalité du Canada et il y a été nommé commissaire.

« L’adoption en 2010 de la Loi sur l’aménagement durable du territoire forestier a eu des répercussions dans la gestion des travaux sylvicoles. Cette loi désigne le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs comme responsable de l’aménagement durable des forêts du do maine de l’État et de leur gestion. Elle lui permet toutefois de confier à des tiers la gestion et la réalisation d’activités d’aménagement forestier, dont les travaux sylvicoles. Beaucoup de ressources sont investies dans ce domaine, on parle de plus de 2 milliards de dollars pour les 10 dernières années.Le commissaire au développement durable a réalisé un audit de performance auprès de ce ministère en 2016-2017 pour savoir si les travaux sylvicoles sont planifiés de manière adéquate, s’ils sont réalisés à un coût qui est justifié et s’ils donnent les effets escomptés. En ce qui a trait à la planification, notons que la Stratégie d’aménagement durable des forêts manque de précision. Peu d’indicateurs et de cibles traduisent les résultats attendus, si bien que l’atteinte des objectifs est difficilement mesurable. Par ailleurs, lors du choix des travaux sylvicoles, le ministère prend peu en compte certaines considérations comme la rentabilité économique, les connaissances issues des travaux de recherche, ou la réalisation de tous les traitements sylvicoles définis comme conditions de succès.

Sur le plan de la réalisation des travaux à un juste coût, pour les travaux sylvicoles non commerciaux, le commissaire a constaté qu’un volume élevé de contrats est attribué de gré à gré sur la base d’ententes à long terme. De plus, comme peu d’appels d’offres publics sont lancés, le ministère ne sait pas si le prix qu’il paie pour les travaux sylvicoles représente le prix du marché. Le commissaire a également constaté que peu d’information publique est disponible relativement aux contrats attribués par des tiers. Le processus est plus transparent lorsque le ministère attribue des contrats.
Enfin, est-ce que les investissements sylvicoles donnent les résultats attendus ? En fait, le ministère ne le sait pas, car peu de suivis d’efficacité sont réalisés. De 26 à 56 % des plantations, selon les régions, sont envahies par d’autres essences que celles mise en terre. Les résultats attendus ne seraient donc pas toujours au rendez-vous.»

Présentation : Audit de performance sur les travaux sylvicoles VGQ Paul Lanoie


François Guillemette, ing. f., M. Sc.   

Résultats et retombées de la mesure des effets réels des coupes de jardinage pratiquées de 1995 à 1999

guillemetteFrançois Guillemette est ingénieur forestier diplômé au baccalauréat de l’Université Laval en 2001, puis à la maîtrise en 2002. Depuis 2005, il est à l’emploi de la Direction de la recherche forestière du MFFP à titre de chercheur en forêt feuillue. Ses travaux traitent de la dynamique des peuplements feuillus après coupe partielle, des différents systèmes de classement des arbres feuillus sur pied et de la modélisation de la croissance.

« Au tournant des années 2000, les forestiers « des feuillus durs » du Québec étaient dans la tourmente des rendements décevants des effets réels de la coupe de jardinage. En effet, l’accroissement annuel net de la première période quinquennale suivant la coupe était d’environ 0,12 m²/(ha•an), comparativement à environ 0,28 m²/(ha•an) dans les dispositifs de recherche. Des actions ont été posées en réaction à ces résultats, comme modifier le classement des arbres et la formation des marteleurs, de même que diminuer les possibilités forestières. Maintenant que nous avons des données sur une période de 20 ans et que les rendements réels sont mieux connus, est-ce si décevant ? Et comment ces résultats peuvent contribuer à améliorer nos pratiques sylvicoles ? »

 

 

 

Présentation : Résultats et retombées de la mesure des effets réels des coupes de jardinage pratiquées de 1995 à 1999, MFFP, Francois Guillemette


Melissa Lainesse, économiste, M.A.  et  François Labbé, ing. f.

Investissements sylvicoles : analyse économique et coûts

lainesseÉconomiste à Revenu Québec de 2002 à 2008. Participait à des projets de lutte à l’évasion fiscale, notamment en restauration. Depuis 2008, occupe le poste d’économiste à la Direction des évaluations économiques et financières du Bureau de mise en marché des bois. L’un de ses principaux mandats est le développement des méthodes et des principes d’évaluations économiques et financières qui permet l’évaluation des investissements sylvicoles et l’intégration de ceux-ci dans les pratiques. Elle est également responsable de la détermination de la valeur des travaux sylvicoles en forêt publique et privée et du processus de transposition des traitements sylvicoles non-commerciaux.

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labeeAprès l’obtention à l’Université Laval de son baccalauréat en aménagement et environnement forestier, François Labbé a obtenu, en 2006, une maîtrise en sciences forestières de cette même institution. De 2002 à 2012, il a été à l’emploi de la Direction des inventaires forestiers où il a réalisé différents mandats en lien avec la production et l’analyse des résultats de l’inventaire écoforestier provincial. En 2013, il a rejoint l’équipe du Bureau de mise en marché des bois pour laquelle il contribue, notamment, à la réalisation de travaux en lien avec l’évaluation de la rentabilité économique des investissements sylvicoles.

 

 

 

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« L’importance des sommes investies en aménagement, plus d’un milliard au cours des 5 dernières années, les pressions sur les finances publiques et le rapport du Vérificateur générale (mai 2017) mettent en évidence la pertinence de réaliser et d’intégrer la rentabilité économique dans les décisions d’investissement. Ce virage peut s’effectuer dans le cadre du processus de planification forestière. De même, l’évaluation de la rentabilité économique des investissements (plantation, éclaircie commerciale) permet d’orienter les choix d’aménagement afin non seulement d’atteindre les objectifs forestiers, biologiques et environnementales, mais également de maximiser la valeur qui en est tirée pour l’ensemble de la société. Enfin, l’un des éléments déterminant de la rentabilité des investissements sylvicole est le coût des traitements. Le régime introduit au 1er avril 2013 à introduit un système d’octroi de contrat mixte (gré à gré et appel d’offres publics (AOP)) afin notamment que les AOP, en mettant en concurrence les entreprises, permettent d’obtenir la valeur réelle des traitements et soient utilisés dans l’établissement des taux des traitements sylvicoles. L’analyse des résultats de ces AOP a permis de constater que le contexte 2013-2018 ne présentait pas les conditions requises pour obtenir une saine concurrence et des prix reflétant le coût réel. Des tendances en matière d’économie d’échelle, de compétitivité et de concurrence se sont toutefois dégagées et confirment l’importance d’un processus de réalisation d’AOP adéquat, clair et transparent ainsi que la mise en place de condition minimale pour la réalisation des AOP. »

Présentation : Investissements sylvicoles : analyse économique et coûts, BMMB, Melissa Lainesse, économiste, M.A. et François Labbé, ing. f.


Dave Lepage, ing.f., M.Sc.

 La sylviculture, pour qui, pourquoi !

lepageDave Lepage est ingénieur forestier, titulaire d’un baccalauréat en sciences forestières de l’Université de Moncton, Nouveau-Brunswick, et d’une maîtrise en sciences forestières de l’Université Laval. Dave a travaillé pendant plusieurs années dans les opérations forestières au Nouveau-Brunswick et au Québec avant de se joindre à FPInnovations en 2007. Activement impliqué dans le développement des produits phares de FPInnovations (FPInterface, FPDat, FPTrak), Dave a contribué à leur implantation à travers le Canada. Ses projets lui ont permis de travailler en collaboration avec les universités et les industriels de plusieurs provinces canadiennes. Depuis 2016, il est à l’emploi du CIFQ comme directeur adjoint foresterie.

« La sylviculture est l’outil le plus concret pour atteindre les objectifs d’aménagement de la forêt. Elle se décline dans le coffre à outils des aménagistes et des décideurs afin de supporter plusieurs objectifs. Dans le contexte forestier québécois, pour qui et pourquoi les investissements en sylviculture sont effectués ? Quels sont les objectifs d’aménagement qui sous-tendent les choix sylvicoles actuellement en cours ? Avec une contribution de 16 milliards de dollars à l’économie du Québec, le secteur forestier doit pouvoir compter sur une stratégie d’aménagement qui prend en compte la production de bois afin d’assurer une cohérence entre les objectifs sylvicoles et d’aménagement. »

Présentation : La sylviculture, pour qui, pourquoi ? CIFQ, Dave Lepage, ing. f., M. Sc.


Francois Bergeron, ing. f.

Rentabilité économique et choix d’aménagement: analyses et points de vue d’un propriétaire bas-laurentien initié

BergeronFrançois Bergeron est ingénieur forestier. Il cumule 30 ans de carrière, dont 20 à titre de consultant et expert-conseil. Il œuvre principalement au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie; des régions qu’il connaît bien! Son expertise part de la souche jusqu’aux produits transformés… de la sylviculture à la gestion d’usines. Il connaît très bien la forêt privée du Bas-Saint-Laurent, non seulement pour y avoir réalisé de nombreux mandats à titre d’expert-conseil, mais aussi parce qu’il est propriétaire de boisés privés répartis dans 3 MRC de cette région. À ce titre, il est membre de 3 organismes de gestion en commun et d’une coopérative forestière. Outre la réalisation de nombreux mandats stratégiques, il a notamment participé à la création des agences de mise en valeur des forêts privées et à la fondation de la Société de protection des forêts contre les insectes et les maladies (SOPFIM). Il présente sa perception de « propriétaire-investisseur » qu’il appuie sur les résultats d’une étude économique qu’il a réalisée en 2008

« Les producteurs forestiers du Bas-Saint-Laurent ont le grand privilège de pouvoir écouler toutes les essences et qualités de bois de leurs boisés. En effet, ils peuvent compter sur une structure industrielle qui est probablement la plus diversifiée et la mieux distribuée de tout le Québec. Ainsi, les choix d’aménagement n’y sont pas démesurément contraints par des enjeux de marchés. Après avoir exposé les contextes industriels et forestiers qui caractérisent cette région, la présentation voudra mettre en perspective des considérations de rentabilité économique dans les choix d’aménagement qui s’offrent aux propriétaires de cette région. Parmi ces choix : Reboiser ou capitaliser sur la régénération naturelle ? Quel type de reboisement ? Éclaircir ou pas ? Éduquer ou non ? Viser une production résineuse, mixte ou encore feuillue ? Quand prévoir une récolte finale ? Les démonstrations s’appuieront sur des constats pratiques, le vécu de M. Bergeron et sur les résultats d’une étude économique qu’il a réalisée en 2008 : « Étude économique de divers scénarios sylvicoles à l’échelle du peuplement – présentée à La Fédération des organismes de gestion en commun du Bas-Saint-Laurent et ses partenaires – par François Bergeron ing.f. »

Présentation : Rentabilité économique et choix d’aménagement: analyses et points de vue d’un propriétaire bas-laurentien initié, Consultant forestier, Francois Bergeron, ing. f.


Fabien Simard et Sébastien Bouchard

La situation de la main-d’œuvre dans les travaux sylvicoles

SimardFabien Simard est le directeur général de L’AETSQ depuis 2002. M. Simard possède une solide expérience en gestion des opérations forestières (construction de chemins, récolte, transport). Il détient également une expertise en aménagement forestier hors Québec. Il a notamment supervisé des travaux dans l’état du Maine et au Nouveau-Brunswick.

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Bouchard

Sébastien Bouchard détient un baccalauréat en administration des affaires avec une spécialisation en gestion des ressources humaines. Il a travaillé sur les comportements entrepreneurials de la main d’œuvre opérant dans un milieu coopératif. Il travaille depuis 2008 au sein de L’AETSQ et siège au CA du Comité sectoriel de main d’œuvre en aménagement forestier.

« Le portrait actuel de la main-d’œuvre au Québec et dans le milieu forestier est préoccupant à première vue. Mais lorsqu’on s’y arrête, la situation est beaucoup moins sombre que ce que les gens en disent. Une discussion sur les différentes avenues face au vieillissement de notre main-d’œuvre et aux départs massifs prévus dans les prochaines années. »

 

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Table ronde

Vidéo bientôt disponible

Luc Bouthillier, ing.f., Ph.D., Animateur

Luc BLucouthillier est économiste forestier, politologue et ingénieur forestier. Il enseigne depuis trente-sept ans, dont vingt-huit à titre de professeur régulier, au Département des sciences du bois et de la forêt de l’Université Laval. Ses efforts académiques au cours de la dernière décennie ont été dirigés vers les domaines de la politique forestière et de l’évaluation environnementale. Chercheur membre de l’Institut sur l’environnement, le développement et la société (IEDS) de l’Université Laval et au Centre de recherche sur les innovations sociales (CRISES) de l’UQAM, ses travaux actuels portent sur la participation du public à la gestion du territoire forestier, les communautés forestières, la bioénergie dans le contexte des changements climatiques ainsi que sur l’intégration des préoccupations autochtones en foresterie. Commentateur assidu de l’actualité forestière canadienne dans les médias, il a un intérêt particulier pour la Suède. Il s’est vu attribuer la médaille d’or de l’Ordre des ingénieurs forestiers du Québec en 2011 pour sa contribution en foresterie sociale et le prix d’enseignement de la Faculté de foresterie, de géographie et de géomatique en 2016.

 

 

 

Alexis Achim, ing.f., Ph.D, invité spécial

alexis-achim-professeur-sciences-bois-foretAlexis Achim est professeur titulaire au département des sciences du bois et de la forêt de l’Université Laval. Il est aussi le directeur du Centre de recherche sur les matériaux renouvelables (CRMR) un regroupement stratégique composé de plus de 40 chercheurs provenant de quatre universités (UQAC, UQTR, UQAT et U. Laval), de deux cégeps (Rimouski et Trois-Rivières), de FPInnovations et cecobois, ainsi que des Ministères des Ressources naturelles du Canada et des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec. Le CRMR a pour mission de soutenir la recherche et la formation pour une utilisation responsable de la ressource forestière et autres fibres lignocellulosiques afin de répondre aux besoins actuels et futurs de notre société en tenant compte des enjeux environnementaux et économiques. Le programme de recherche du professeur Achim se situe à l’interface entre l’aménagement forestier et la science du bois. Ses travaux portent notamment sur les effets des pratiques sylvicoles sur les caractéristiques des approvisionnements en bois. Il s’est joint à l’Université Laval en 2007 et a encadré depuis les travaux de plus de 30 étudiantes et étudiants de niveaux maîtrise, doctorat et post-doctorat. Il est aussi l’un des éditeurs scientifiques de la revue Forestry et il a participé en tant qu’auteur à la publication de plus d’une cinquantaine d’articles dans des revues scientifiques avec comité de lecture.

 

 

Francois Bergeron, ing. f.

 

BergeronFrançois Bergeron est ingénieur forestier. Il cumule 30 ans de carrière, dont 20 à titre de consultant et expert-conseil. Il œuvre principalement au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie; des régions qu’il connaît bien! Son expertise part de la souche jusqu’aux produits transformés… de la sylviculture à la gestion d’usines. Il connaît très bien la forêt privée du Bas-Saint-Laurent, non seulement pour y avoir réalisé de nombreux mandats à titre d’expert-conseil, mais aussi parce qu’il est propriétaire de boisés privés répartis dans 3 MRC de cette région. À ce titre, il est membre de 3 organismes de gestion en commun et d’une coopérative forestière. Outre la réalisation de nombreux mandats stratégiques, il a notamment participé à la création des agences de mise en valeur des forêts privées et à la fondation de la Société de protection des forêts contre les insectes et les maladies (SOPFIM). Il présente sa perception de « propriétaire-investisseur » qu’il appuie sur les résultats d’une étude économique qu’il a réalisée en 2008.

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Dave Lepage, ing.f., M.Sc.

lepageDave Lepage est ingénieur forestier, titulaire d’un baccalauréat en sciences forestières de l’Université de Moncton, Nouveau-Brunswick, et d’une maîtrise en sciences forestières de l’Université Laval. Dave a travaillé pendant plusieurs années dans les opérations forestières au Nouveau-Brunswick et au Québec avant de se joindre à FPInnovations en 2007. Activement impliqué dans le développement des produits phares de FPInnovations (FPInterface, FPDat, FPTrak), Dave a contribué à leur implantation à travers le Canada. Ses projets lui ont permis de travailler en collaboration avec les universités et les industriels de plusieurs provinces canadiennes. Depuis 2016, il est à l’emploi du CIFQ comme directeur adjoint foresterie.

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Fabien Simard

SimardFabien Simard est le directeur général de L’AETSQ depuis 2002. M. Simard possède une solide expérience en gestion des opérations forestières (construction de chemins, récolte, transport). Il détient également une expertise en aménagement forestier hors Québec. Il a notamment supervisé des travaux dans l’état du Maine et au Nouveau-Brunswick.

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