Cinéma forestier


Qu’est-ce que le cinéma forestier?

Pour le plus grand plaisir de nos visiteurs, une salle de cinéma sera spécialement aménagée lors la tenue du Salon de la forêt, afin de vous faire découvrir une belle variété de films qui présentent la forêt sous tous ses angles.

Court-métrages, documentaires et films d’animation seront diffusés en continue pendant toute la durée du Salon. Attendez-vous à vivre un bon divertissement, qui risque à coup sûr de susciter réflexions et émotions.

Afin d’agrémenter l’expérience à nos visiteurs, du pop-corn sera également distribué au début de la représentation de chaque film.

 

Horaire de diffusion

Samedi 16 février 2019


10h00 – Le front forestier

Frank Badgley – 1940, 20 min.

Résumé : Ce documentaire nous apprend que les forêts canadiennes contribuèrent à l’effort exigé par la Deuxième Guerre mondiale. De grandes quantités de bois canadien furent expédiées, entre autres, en Angleterre pour la construction de baraques et d’avions, l’étayage dans les mines et la fabrication de pâte à papier. L’épuisement des ressources forestières était déjà un sujet d’inquiétude en 1940 au Canada. Des actions, tant à l’est qu’à l’ouest du pays, tels l’éducation sur les incendies de forêt, l’implantation d’un système de gardiens et le reboisement, furent donc réalisées pour protéger cette ressource naturelle.


10h30 – Regard vers la forêt

Donald Fraser – 1950, 21 min.

Résumé : Documentaire sur l’exploitation de la forêt. Les inondations, l’érosion du sol et les étendues de terres improductives sont explorées en détail. Ce sujet on ne peut plus d‘actualité faisait déjà l’objet de préoccupations il y a 50 ans : la lenteur du reboisement en oppositon à la rapidité des méthodes d’abattage des arbres prouvait de façon éloquente l’urgence d’un retour à une exploitation plus rationnelle.


11h00 – La forêt est un trésor

Roger Blais – 1958, 13 min.

Résumé : Documentaire sur les diverses opérations auxquelles on soumet le bois selon sa destination. On y explique la nécessité d’un inventaire de la quantité, de la qualité et de la maturité des espèces de bois pour une coupe plus judicieuse. On y explore aussi toute la mise en relief de la richesse industrielle de nos forêts.


11h20 – Bûcherons de la Manouane

Arthur Lamothe – 1962, 27 min.

Résumé : Ce court métrage documentaire illustre la vie de 165 bûcherons au travers de témoignages et d’images prise dans les lieux isolés des forêts enneigées du Haut-Saint-Maurice.


12h00 – L’homme qui plantait des arbres

Film d’animation réalisé par l’illustrateur Frédérick Back, tiré de la nouvelle écrite par Jean Giono en 1953 – 1987, 30 min.

Résumé : L’Homme qui plantait des arbres est une nouvelle pour « aimer à planter des arbres » selon les termes de l’auteur. Le film raconte la vie d’un homme en Provence, qui redonne vie à une terre aride en y semant des glands de chêne.

Jean Giono, écrivain et cinéaste, a grandi en Provence, et aime en décrire les différentes facettes de la population, des paysages et de la vie. Son rapport avec l’environnement, son passé, sa participation à la Première Guerre mondiale, ainsi que l’exode rural dont il a été témoin dans la Provence, l’on conduit à cette œuvre, et à d’autres œuvres humanistes et écologistes.


12h40 – L’agrile du frêne

France Beaudoin – 2016, 43 min.

Résumé : Plusieurs villes d’Amérique du Nord se sont développées en plantant une seule espèce d’arbres : le frêne. C’est un arbre majestueux et des plus robustes. Sauf que la monoculture a ouvert toute grande la porte à l’agrile du frêne. Au rythme où progresse l’agrile, tous les frênes indigènes d’Amérique du Nord pourraient être rayés de la carte. Pendant que les scientifiques tentent de combattre la propagation de l’insecte, les villes cherchent à donner une nouvelle vie aux arbres abattus.


13h30 – Les orignaux et la foresterie

France Beaudoin – 2018, 15 min.

Résumé : La densité d’orignaux est si grande dans l’est du Québec que l’animal est peut-être en train de détruire son propre habitat et de menacer la santé future des forêts du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie. La chasse et l’exploitation forestière sont deux ressources qui jouent un rôle de premier plan dans l’économie régionale. Alors comment arriver à conjuguer leur développement de façon harmonieuse?


14h00 – Boréalie: De neige et de feu. Écosystème

Jean-Louis Frund – 1998, 52 min.

Résumé : Ce documentaire explore l’un des grands biomes de notre planète. La forêt boréale s’étend sur 5000 kilomètres en Amérique du Nord. Nous croisons l’ours noir, la loutre, le lièvre et le renard. Nous apercevons la bernache, le balbuzard, le tétras, le geai gris et le bec roisé. 

Nous pénétrons dans l’univers du marais pour y découvrir les relations entre les oiseaux, les poissons, les grenouilles et les insectes. Le vidéo analyse les effets, sur la forêt et ses habitants,des perturbations naturelles que sont les incendies, le chablis et les épidémies d’insectes.


15h00 – Boréalie: Fibre du nord. L’homme

Jean-Louis Frund – 1998, 52 min.

Résumé : Ce documentaire examine les rapports des humains avec la forêt coniférienne. Sous forme de combustible, de matériaux de construction et de papier, la Boréalie est une source de matière ligneuse recyclable et renouvelable. L’autochtone intègre les multiples ressources de la forêt boréale dans la fabrication du canot d’écorce.
Au cours des siècles, les bergers helvétiques ont vécu dans la forêt boréale montagnar-de. Ils en ont tiré un moyen de communication original: le célèbre cor alpin. Nous assistons à l’aventure intégrale de la fabrication d’un violon, pour partager finalement un concert sylvestre.

Dimanche 17 février 2019


10h00 – Hommes-des-Bois: bûcherons de chantier

Simon Rodrigue – 2012, 54 min.

Résumé : Dans la mémoire et l’imaginaire, le bûcheron c’est la campagne et la forêt, le gars de bois qui ne fait qu’un avec la nature. L’homme fort, travailleur acharné, repousseur de frontières, descendant du coureur des bois, être fier et indépendant. Le bûcheron est un héros québécois; Le bûcheron était un héros québécois avant que la technique ne le repousse dans l’antre du folklorique.

Dans ce documentaire, le bûcheron c’est le fils d’agriculteur qui une fois l’hiver venu s’engageait dans les chantiers parce que sa bouche ne se nourrirait pas à la maison et parce qu’il souhaitait découvrir le monde. C’est le travailleur exploité exploitant les forêts du Québec pour le compte des compagnies américaines. C’est aussi un homme simple qui vivait avec son époque, celle de l’éclaircie suivant la grande noirceur. Un homme qui a aimé son métier et qui nous le transmet avec passion et émotions; des histoires teintées de misère racontées avec le sourire de l’homme qui a bûché sa vie.


11h00 – La drave

Raymond Garceau – 1957, 20 min.

Résumé : Ce court métrage, guidée par la poésie récitée et chantée de l’auteur interprète Félix Leclerc, nous présente, en images, le parcours des billots de bois mis à l’eau et voguant des camps à la scierie. Il nous immisce dans le quotidien des draveurs de la vallée de l’Outaouais où dynamite, perche et humidité ne font qu’un avec ce métier difficile.


11h30 – An Invitation for Wildness

Happen films – 2016, 20 min.

Résumé : Dans la petite ville de Riverton, tout au bas de l’île du Sud de la Nouvelle Zélande prospère la formidable forêt alimentaire de Robert et Robyn Guyton depuis 23 ans. La propriété de 2 acres a subi une énorme transformation. Le jadis terrain négligé est maintenant la maison d’un écosystème fleurissant où prospère différentes espèces d’arbres indigènes et exotiques ainsi que plusieurs oiseaux et insectes.
Robert et Robyn sont une grande inspiration pour nous, non seulement pour leur magnifique approche pour guérir la terre et sauver des arbres et graines d’héritage, mais également par la façon dont ils influencent leur communauté locale. Ils opère un centre environnemental dans leur ville depuis plus de 20 ans, où la communauté se rencontre pour apprendre et discuter, acheté des produits et s’assoir autour de la chaleur d’un feu avec une bonne tasse de thé.


12h00 – L’erreur boréale

Richard Desjardins – 1999, 68 min.

Résumé : Sommes-nous en train de détruire la forêt boréale? Ce long métrage documentaire, réalisé par Richard Desjardins et Robert Monderie, dénonce l’exploitation erratique et abusive de la forêt boréale québécoise des années 1990 et questionne la responsabilité collective devant la destruction de cet environnement unique au monde.

Il est à noter que le contexte professionnel dans lequel le documentaire a été créé diffère de celui qui est aujourd’hui partagé dans le monde de la foresterie québécoise ; la législation, le contexte social et les pratiques ont évolués pour répondre aux problèmes ici soulevés.


13h20 – L’état de la forêt au Québec

IEDM – 2013, 7 min.

Résumé : Comme vous le savez, plusieurs personnes et groupes d’intérêt affirment que la forêt va disparaître si elle continue d’être coupée comme elle l’est maintenant. Dans le cadre d’un documentaire éclairant sur le sujet, le vice-président de l’IEDM, M. Jasmin Guénette, est allé interviewer des gens qui côtoient la forêt au quotidien et voir sur le terrain la situation réelle de la forêt afin de mesurer l’impact des coupes sur la biodiversité.

En visionnant le documentaire on apprend que la forêt, en tant que ressource qui se régénère, peut être coupée et remise en production sans pour autant menacer son existence. D’ailleurs, les arbres trop vieux en viendraient à dépérir s’ils n’étaient pas récoltés. Conserver pour conserver ne sert à personne, pas même aux animaux qui ont besoin de forêts à différents stades de maturité pour s’alimenter.


13h40 – UpNorth – Équipe de feu

Batistin Bour – 2018, 15 min.

Résumé : Le feu fait partie du cycle naturel de la forêt boréale. Pourtant, l’influence du feu sur le rythme de retour de la forêt est encore méconnue. Et pour cause, les données renseignant la régénération de la forêt boréale après feu se font rares. Pour combler ce manque d’informations, une équipe multi-compétences est montée vers le nord, en quête d’anciens feu. C’est pendant un été entier que cette équipe déterminée, une équipe de feu, a affronté les terrains difficiles des forêts brûlées, les mouches noires et les sols cimentés. Ce court métrage donne un aperçu des journées de travail mené par l’équipe de feu tout au long de son été de terrain.


14h00 – L’épinette après le feu

Aubert Tremblay – 2018, 13 min

Résumé : Aussi dévastateurs soient-ils, les feux de forêt sont un phénomène naturel. Et quand les flammes ravagent un secteur, une partie du bois peut toujours être récolté. Mais avant que la machinerie ne débarque, il faut faire un portrait du feu, le plus rapidement possible, car les insectes eux, n’attendent pas.


14h20 – Danser les arbres

Artistes divers – 2018, 22 min

Résumé : Le projet regroupe 11 artistes du domaine de la danse, de la musique, de la poésie et de l’image. Les artistes sont: Alain Audet, André Beaudoin, Julia Maude Cloutier, Maryse Damecour, Jean Désy, Stéphanie Gaudreau,Marie-Noëlle Goy, Christine Simard, Andrée Levesque-Sioui, Marie-Loup Cottinet et D’Arcy Grand.

Danser les arbres c’est la rencontre des êtres par le mouvement puissant et fragile des corps ; par le lien des sens et du ressenti qui invite à l’expression du vivant. C’est espérer un contact avec ces arbres à la fois fragiles et gigantesques qui peuplent silencieusement notre existence. Un désir profond de se relier à cette nature dans un esprit de communion et de partage. C’est un parcours initiatique allant du début de la vie jusqu’à la mort, à travers les saisons naturelles de la vie.


14h50 – Les pionniers de l’or vert des Andes du Pérou

Gerd Herren – 2016, 67 min.

Résumé : À la fin des années 1970 naît, dans l’esprit de quelques Belges et Péruviens, un projet très audacieux : celui de « boiser » (et non « reboiser ») une partie de l’altiplano péruvien, là où le vent et le froid empêchaient tout arbre de voir le jour. Une entente est établie entre les deux pays. Et c’est le début d’une grande aventure dont les protagonistes n’imaginaient certainement pas jusqu’où irait ce projet.

Aujourd’hui, plus de 10 000 ha ont été boisés à Porcon, dans la région de Cajamarca (à près de 600 km au nord de Lima) à 3 000 m d’altitude. La vie des paysans de Porcon a été complètement changée : amélioration de la qualité de vie, construction de routes et d’écoles, développement de petites entreprises (menuiserie), pratique agro-forestière et développement d’un tourisme écologique.

Ce documentaire de Gerd Herren, forestier et cinéaste belge, intéressera un large public, qu’il soit forestier, sociologue, environnementaliste, économiste, agronome ou géographe ou toute autre personne animée du goût de découvrir.


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