Conférences


Samedi 22 février 2020

10h00-10h30

Conférence de presse

à la scène OIFQ


10h30-11h30

Acériculture 101

à la scène OIFQ

Présenté par : Marie Coyea

Résumé : . Cette présentation est pour les débutants qui veulent une synthèse de l’immense domaine de l’acériculture dans une heure. Préparez-vous pour la grande aventure.

Brève présentation du conférencier : Marie Coyea travaille dans le milieu de l’écophysiologie depuis qu’elle a obtenu son doctorat il y a 28 ans ici à l’Université Laval à la Faculté de foresterie, de géographie et de géomatique. Elle a aussi une maîtrise de l’Université d’Alberta en foresterie et un baccalauréat en foresterie de L’Université de Toronto.
Marie a aussi une passion pour l’acériculture, organisant le premier cours universitaire au Québec il y a 20 ans. Depuis environ 30 ans, elle et son mari s’occupent de leur érablière dans la région de Portneuf. Marie présentera les grandes lignes de l’érable à la table. Cette présentation est pour les débutants qui veulent une synthèse de l’immense domaine de l’acériculture dans une heure. Préparez-vous pour la grande aventure.


13h-14h

Quand petits et grands impactent la survie et la répartition du caribou forestier

à la scène OIFQ
Présenté par : Guillemette Labadie, étudiante au doctorat de l’université Laval.

Résumé : La population boréale du caribou des bois (Rangifer tarandus caribou, caribou forestier) a été désignée« vulnérable » au Québec et la coupe forestière serait en partie responsable du déclin des populations du cervidé. Tout comme le feu, la coupe entraîne le rajeunissement de la forêt boréale et favorise l‘établissement d’essences feuillues. Cette végétation est largement consommée par l’orignal (Alces alces) qui voit alors ses populations augmenter. Cet accroissement entraîne l’augmentation de la densité de loups (Canis lupus) et, par conséquent, un risque plus élevé de prédation pour le caribou. L’impact de la succession secondaire générée par les feux et les activités humaines sur les interactions
trophiques impliquant le caribou a été largement caractérisé, mais ce ne sont pas les seuls facteurs pouvant engendrer une telle succession. Bien que les épidémies d’insectes affectent des zones plus grandes que celles touchées par les feux et la coupe combinées, l’impact des épidémies d’insectes sur le caribou demeure toujours méconnu. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’impact des épidémies de la tordeuse des bourgeons de l’épinette (Choristoneura fumiferana, TBE) sur la répartition et la dynamique du réseau trophique du caribou forestier. Nous avons utilisé des relevés annuels de sévérité de l’épidémie de TBE dans la région de la Côte-Nord de 2006 à 2018, combinés au suivi GPS de 119 caribous et 15 loups de 2005 à 2018 et à des inventaires aériens de l’orignal en 2006 et 2018. Les relevés aériens appuyés par des inventaires sur le terrain indiquent que les peuplements impactés par une forte sévérité cumulée de TBE (p.ex., après 6-7 ans de défoliation sévère) avaient un enfeuillement plus important (40% en moyenne) par rapport à des peuplements faiblement impactés par la TBE (8% en moyenne). Cette augmentation des feuillus induite par l’épidémie
de TBE accroit la quantité de nourriture des orignaux. Les inventaires aériens de l’orignal montrent que la densité d’orignaux a augmenté de 80% entre 2006 et 2018 dans la zone de chasse 18, atteignant 2.4 orignaux/10 km² en 2018. La densité de loups devrait donc avoir augmenté dans les zones impactées par la TBE. De plus, le suivi GPS des caribous et des loups indique que les deux espèces sélectionnaient les zones sévèrement impactées par la TBE. Ainsi, les caribous qui sélectionnaient plus fortement ces zones avaient un risque de mortalité plus important que ceux dont la sélection était moindre. Notre étude démontre que les épidémies d’insectes peuvent indirectement influencer la répartition et la survie du caribou forestier. En plus des coupes et des feux, les plans de rétablissement du caribou forestier devraient donc prendre en compte l’effet des épidémies d’insectes, d’autant plus que ces épidémies deviendront plus sévères et se produiront à de plus hautes latitudes avec les changements climatiques.

Brève présentation de conférencière : Guillemette Labadie est une étudiante au doctorat de l’université Laval. Elle a suivi un cursus d’ingénieur agronome en France, et s’est passionnée depuis le début de son parcours académique à mieux comprendre les interactions entre les Hommes et les grands mammifères. Sa première expérience a eu lieu en Afrique à Djibouti où elle a dans un premier temps étudié la relation entre les Hommes et les Carnivores dans le cadre d’une réimplantation d’espèces disparues au sein d’une zone de transhumance. Elle est ensuite partie dans l’Utah, aux Etats Unis où elle s’est intéressée aux effets de différents contraceptifs chimiques sur le comportement des couples de coyotes afin de réduire la prédation sur le bétail. Pour son stage de fin d’étude elle s’est ensuite intéressée aux cachalots, afin de mieux comprendre l’interaction des cétacés avec la pêcherie à la Légine dans les Terres australes et antarctiques françaises qui s’est finalisé par la publication d’un article dans Marine Mammal Science. Finalement, son doctorat actuel, dans le laboratoire du Professeur Daniel Fortin, s’inscrit dans le projet Sentinelle Nord et s’intéresse aux impacts multifactoriels induits par les changements climatiques sur le caribou forestier, et son rôle comme espèce parapluie.


14h-15h

Quels sont les oiseaux de nos forêts et boisés?

à la scène OIFQ

Présenté par : Norbert Lacroix, président du Club des ornithologues de Québec.

Résumé : Conférence pour le public, présentant plusieurs de nos oiseaux de forêts et boisés, avec identification, photos et chants. Comportements spéciaux ou habitudes particulières à signaler. Plusieurs exemples d’adéquation entre la présence des oiseaux et la qualité du milieu.

Brève présentation du conférencier : Depuis 13 ans, il est le président du COQ (Club des ornithologues de Québec). Intéressé par les oiseaux depuis l’âge de 10 ans, sur la ferme où il a grandi dans la Vallée de l’Outaouais. Détenteur d’un doctorat en mathématiques, il a fait carrière au département de mathématiques et de statistique de l’Université Laval.


15h-16h

Le 5e inventaire écoforestier du Québec méridional et Forêt ouverte

à la scène OIFQ

Présenté par : Anne Theodorescu et Mélanie Major

Résumé : Au cours des dernières décennies, des efforts considérables ont été investis au Québec pour acquérir de l’information sur les forêts et leur environnement. À ce jour, le Québec méridional a été inventorié complètement à 4 reprises. Le 5e inventaire écoforestier du Québec méridional (IEQM) s’est amorcé en 2015 dans la région de l’Outaouais et devrait se terminer en 2025 avec les données de la Côte-Nord. Les approches utilisées au cours de ces cinq inventaires ont évolué de façon à fournir une information toujours plus précise.

Grâce aux développements technologiques, ces informations sont maintenant disponibles gratuitement au public via la carte interactive WEB Forêt ouverte. Ces données constituent des sources d’informations inestimables pour caractériser les forêts et parfaire nos connaissances sur leur fonctionnement et leurs interactions avec l’environnement. Cette conférence sera l’occasion de faire connaissance du processus d’inventaire écoforestier et de la carte interactive Forêt ouverte.

Brève présentation des conférencières :Anne Theodorescu est ingénieure forestière, diplômée de l’Université Laval en 2014. Elle a débuté sa carrière en foresterie urbaine et a par la suite travaillé en forêt privée pour un groupement forestier en Beauce. Aujourd’hui, elle occupe le poste de responsable en transfert de connaissances pour la division de la diffusion et du soutien à la clientèle de la Direction des inventaires forestiers.

Mélanie Major est ingénieure forestière, diplômée de l’Université Laval en 2007. En 2010, le même établissement lui décerne un diplôme de maîtrise en sciences forestières. Depuis 2009, elle travaille à la Direction des inventaires forestiers du MFFP, au sein de l’équipe d’écologie. Récemment, elle a intégré la division de la diffusion et du soutien à la clientèle, où elle s’occupe des dossiers en lien avec la diffusion des données écoforestières, au moyen notamment de la carte interactive Web.

Dimanche 23 février 2020


11h00-12h00

La biodiversité de nos villes

à la scène OIFQ

Présenté par : Alison Munson, professeure en écologie forestière à la Faculté de foresterie, de géographie et de géomatique.

Résumé : Depuis 5 ans, elle s’intéresse à la gestion de la végétation en ville, notamment pour améliorer la survie des arbres plantés et pour assurer la pérennité des aménagements végétaux avec les plantes qui résistent aux stress de la ville. Avec d’autres chercheurs, architectes de paysages et urbanistes elle a fondé le OBNL LIEU (Laboratoire de l’intégration de l’écologie urbaine : lieu-solsurbains.com) qui cherche des solutions pour remplacer le gazon et augmenter la diversité des plantes en villes, tout en améliorant les conditions et la diversité des organismes dans le sol.

Brève présentation de la conférencière : Alison Munson est professeure en écologie forestière à la FFGG depuis 1991. Sa recherche est axée sur les relations entre les conditions du sol et la nutrition et la croissance des arbres et d’autres plantes.


13h00-14h00

Foresterie et changements climatiques

à la scène OIFQ

Présenté par : Evelyne Thiffault, ingénieure forestière et titulaire d’un PhD en sciences forestières

Résumé : Le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC) reconnaît que la foresterie peut jouer un rôle clé en matière d’atténuation des changements climatiques. Des études suggèrent qu’un portefeuille ambitieux d’actions mobilisant le secteur forestier québécois pourrait permettre des atténuations annuelles d’émissions jusqu’à 7 Mt éq. CO2 /année d’ici 2030. Quelles sont ces actions? Comment peuvent-elles se déployer sur le territoire québécois au cours des prochaines décennies pour lutter contre les changements climatiques? Dans quelle mesure les forêts et les industries doivent-elles aussi s’adapter à un climat changeant? Ces questions seront discutées au cours de cette présentation.

Brève présentation de la conférencière : Evelyne Thiffault est ingénieure forestière (diplômée de l’Université laval en 2001), et titulaire d’un PhD en sciences forestières. Elle est professeure agrégée en sols forestiers au département des sciences du bois et de la forêt, et directrice scientifique de la Forêt Montmorency, la forêt d’enseignement et de recherche de l’Université Laval. Ses travaux portent sur le développement de chaînes d’approvisionnement durables en biomasse forestière et sur le rôle de la foresterie dans la lutte aux changements climatiques. Ses recherches se distinguent par l’intégration des aspects d’écologie, d’aménagement forestier, de développement de produits forestiers et de politiques publiques pour optimiser le potentiel des forêts boréales à l’atténuation des changements climatiques.


14h00-15h00

Quels sont les oiseaux de nos forêts et boisés?

à la scène OIFQ

Présenté par : Norbert Lacroix, président du Club des ornithologues de Québec.

Résumé : Conférence pour le public, présentant plusieurs de nos oiseaux de forêts et boisés, avec identification, photos et chants. Comportements spéciaux ou habitudes particulières à signaler. Plusieurs exemples d’adéquation entre la présence des oiseaux et la qualité du milieu.

Brève présentation du conférencier : Depuis 13 ans, il est le président du COQ (Club des ornithologues de Québec). Intéressé par les oiseaux depuis l’âge de 10 ans, sur la ferme où il a grandi dans la Vallée de l’Outaouais. Détenteur d’un doctorat en mathématiques, il a fait carrière au département de mathématiques et de statistique de l’Université Laval.

 


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